Le Comité de salut public

Créé le 6 avril 1793, il est chargé d’assurer le lien entre la Convention et les ministres. Il exerce en fait le pouvoir exécutif, les ministres n’ayant aucun rôle de décision et se bornant à obéir à ses ordres. Composé d’abord de neuf membres, renouvelé tous les mois, il prend sa forme définitive à la chute des Girondins. Il est alors divisé en six sections : Correspondance générale, Guerre, Marine, Intérieur, Affaires étrangères, Pétitions. Après la non réélection de Danton en juillet, se met en place l’équipe qui gouvernera jusqu’au 9 thermidor. Douze hommes font alors partie de ce Comité : huit avocats, deux ingénieurs militaires, un pasteur et un acteur ; sept font partie du club des Jacobins, deux des Cordeliers (Collot d’Herbois et Billaud-Varenne), trois choisis pour leurs compétences: Carnot et Prieur de la Côte d’Or pour la guerre, Lindet spécialisé dans la politique des subsistances pour ravitailler Paris et les armées. Le Comité est en fait dominé par Robespierre, appuyé par Saint-Just et Couthon, où il dirige la politique étrangère aussi bien qu’intérieure, nommant et révoquant les généraux, dirigeant les représentants en mission, rédigeant les mandats d’arrêt, … Cette puissance est encore accrue le 1er avril 1794 lors du remplacement des ministres par les commissions du gouvernement. Les députés prendront leur revanche après le 9 thermidor et le Comité de salut Public ne sera plus qu’un organisme aux pouvoirs limités à la conduite de la guerre. Il sera dissout en même temps que la Convention.

           

Membres :

6 avril 1793 : Barère, Delmas (éliminé le 10 juillet 1793), Bréard (démissionnaire le 5 juin 1793), Cambon (éliminé le 10 juillet 1793), Lindet, Danton (éliminé le 10 juillet 1793), Guyton de Morveau (démissionnaire le 10 juillet 1793), Lacroix (éliminé le 10 juillet 1793), Treilhard (démissionnaire le 12 juin 1793).

 

10 juillet 1793 : Barère et Lindet sont maintenus. Jean Bon Saint-André, Gasparin (démissionnaire le 27 juillet 1793), Couthon, Hérault de Séchelles (démissionnaire le 29 décembre 1793), Prieur de la Marne, Saint-Just, Thuriot (démissionnaire le 20 septembre 1793).

 

27 juillet 1793 : Robespierre.

 

14 août 1793 : Carnot, Prieur de la Côte d’Or

 

6 septembre 1793 : Billaud-Varenne, Collot d’Herbois.

Citations

Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

 

En fait de politique, rien n’est juste que ce qui est honnête, rien n’est utile que ce qui est juste.

 

Je suis du peuple, je n’ai jamais été que de là, je ne veux être que cela : je méprise quiconque à la prétention d’être quelque chose de plus.