Ce qu'ils ont dit de lui

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Maximilien Robespierre
Maximilien Robespierre

 

Babeuf : « Rendons à sa mémoire son tribut légitime ; tous ses disciples se relèvent et bientôt ils triomphent. Le robespierrisme atterre de nouveau toutes les factions. Le robespierrisme ne ressemble à aucune d'elles, il n'est ni factice ni limité. Le robespierrisme est dans toute la République, dans toute la classe judicieuse et clairvoyante, et naturellement dans le peuple. La raison en est simple ; c'est que le robespierrisme, c'est la démocratie, et ces deux mots sont parfaitement identiques. Donc, en relevant le robespierrisme vous êtes sûrs de relever la démocratie. »

Barère (membre du Comité de salut public, adversaire de Robespierre le 9 thermidor), en 1832: « Depuis j'ai réfléchi sur cet homme ; j'ai vu que son idée dominante était l'établissement du gouvernement républicain, qu'il poursuivait en effet des hommes dont l'opposition entravait les rouages de ce gouvernement. Plût au ciel qu'il se trouvât actuellement dans la chambre des députés quelqu'un qui signalât ceux qui conspirent contre la liberté ! Nous étions alors sur un champ de bataille ; nous n'avons pas compris cet homme. N'oubliez pas Robespierre ! C'était un homme pur, intègre, un vrai républicain. Ce qui l'a perdu, c'est sa vanité, son irascible susceptibilité, et son injuste défiance envers ses collègues... Ce fut un grand malheur ! »

Billaud-Varenne (membre du Comité de salut public, adversaire de Robespierre le 9 thermidor): « Oublie-t-on que dès l'Assemblée constituante, il jouissait déjà d'une immense popularité et qu'il obtint le titre d'Incorruptible? Oublie-t-on que pendant l'Assemblée législative sa popularité ne fit que s'accroître? Oublie-t-on que, dans la Convention nationale, Robespierre se trouva bientôt le seul qui, fixant sur sa personne tous les regards, acquittant de confiance qu'elle le rendit prépondérant, de sorte que lorsqu'il est arrivé au comité de Salut public, il était déjà l'être le plus important de la France? Si l'on me demandait comment il avait réussi à prendre tant d'ascendant sur l'opinion publique, je répondrais que c'est en affichant les vertus les plus austères, le dévouement le plus absolu, les principes les plus purs. »

Cambacérès (répondant à l'interpellation de Napoléon sur la condamnation de Robespierre): « Sire, cela a été un procès jugé, mais non plaidé. »

Cambon (adversaire de Robespierre le 9 thermidor) : « Nous avons tué la République au 9 thermidor, en croyant ne tuer que Robespierre ! Je servis à mon insu les passions de quelques scélérats. Que n’ai-je péri, ce jour-là, avec eux ! La liberté vivrait encore ! »

 

Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte

 

Choudieu : « Robespierre est celui de tous les montagnards qui a été le plus exposé à des accusations de tout genre. Ses ennemis l'ont présenté comme un ambitieux sans talent. Il suffit de lire ses différents discours pour se convaincre combien il était supérieur à tous ceux qui l'accusèrent et qui n'ont pu le vaincre qu'en l'assassinant. Je n'aimais pas Robespierre parce qu'il n'était pas aimable, mais ce n'est pas une raison pour être injuste envers lui et pour me joindre à ses ennemis lorsqu'il n'est plus. Quant à son ambition, elle ne m'a paru jamais bien démontrée et je n'ai pu voir en lui pendant toute sa carrière politique qu'un républicain, trop austère peut-être, mais qui voulait sincèrement le triomphe de la liberté.On aurait tort de croire que les hommes de cette coalition étaient dirigés par des vues d'humanité. Deux mobiles puissants les excitaient : la crainte d'expier eux-mêmes leurs forfaits sur l'échafaud et le désir de venger leurs amis. Et la preuve de ce que j'avance ici se voit dans leur conduite ultérieure. Après le 9 thermidor, ils continuèrent en effet le système de proscription auquel ils n'avaient jamais cessé de prendre part... »

Napoléon: « Billaud et d'autres terroristes, voyant que Robespierre faiblissait et ferait indubitablement tomber leurs têtes, se liguèrent contre lui et excitèrent les honnêtes gens soi-disant à renverser le tyran, mais en réalité pour prendre ensuite sa place et faire de plus belle régner la terreur. Le peuple de Paris, en jetant Robespierre à bas, croyait détruire la tyrannie, tandis que ce n'était que pour la faire refleurir plus que jamais. Mais, une fois Robespierre par terre, l'explosion fut telle que, quelque tentative qu'ils aient faite, les terroristes ne purent jamais reprendre le dessus. »

Napoléon (Mémorial de Sainte-Hélène) : « Les thermidoriens ont tout jeté sur Robespierre ; mais celui-ci leur répondait, avant de périr, qu'il était étranger aux dernières exécutions ; que, depuis six semaines, il n'avait pas paru aux comités. Napoléon confessait qu'à l'armée de Nice, il avait vu de longues lettres de lui à son frère, blâmant les horreurs des commissaires conventionnels, qui perdaient, disait-il, la Révolution par leur tyrannie et leurs atrocités, ... »

Vadier (membre du Comité de sûreté générale ; adversaire de Robespierre le 9 thermidor): « Le seul acte qu’il se reprochait, c’était d’avoir pris un citoyen, Robespierre, pour un tyran. »

Citations

Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

 

En fait de politique, rien n’est juste que ce qui est honnête, rien n’est utile que ce qui est juste.

 

Je suis du peuple, je n’ai jamais été que de là, je ne veux être que cela : je méprise quiconque à la prétention d’être quelque chose de plus.